Ce que Nelson Mandela peut nous apprendre sur nos peurs.

Madiba s’en est allé en paix en ce 6 décembre 2013.

Le premier président noir d’Afrique du Sud et l’icône anti-apartheid Nelson Mandela est décédé à l’âge de 95 ans. Son compagnon d’arme, l’archevêque Desmond Tutu, a dit qu’il “était non seulement un incroyable cadeau à l’humanité, il a fait les Sud-Africains et Africains se sentir bien d’être qui nous sommes. Il nous a fait marcher la tête haute. ” En ce qui me concerne, Nelson Mandela rejoint les icônes comme Gandhi et Martin Luther King. A la différence que Mandela a pu voir de ses yeux son rêve se concrétiser: la fin de l’Apartheid et la naissance d’une Rainbow Nation. Il y a bien sûr encore beaucoup de problème en Afrique du Sud. Mais mettre fin à un régime tel que l’Apartheid est déjà en soi un aboutissement.

Notre plus grande peur: discours de Nelson Mandela

Pour tout plein de raison,  ce discours a une résonance particulière.

“Notre plus grande peur n’est pas que nous ne soyons pas parfaits.

Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable.

C’est notre lumière, pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous demandons : qui suis-je pour être brillant, merveilleux, talentueux, fabuleux ?

En fait, qui sommes-nous pour ne pas l’être ?
Jouer petit ne sert pas le monde.

Se rétrécir devant les autres pour qu’ils ne se sentent pas en insécurité ne fait pas preuve d’une attitude éclairée.
Nous sommes tous voués à briller, comme le sont les enfants. Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous.

Ce n’est pas le sort de tout un chacun. Et quand nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons, sans en être conscients, la possibilité aux autres de faire la même chose.

Quand nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. ”

La version originale du discours de Nelson Mandela

Our deepest fear is not that we are inadequate.
Our deepest fear is that we are powerfull beyond measure.
It is our light not our darkness that most frightens us.
We must ask ourselves,
who am i to be brilliant, gorgeous, talented and fabuleus?
Actually, who are you not to be?
You are a child of God (or Allah, Boeddha or any other “God”)
Your playing small doesn’t serve the world.
There is nothing enlightened about shrinking
so that other people will not feel insecure around you.
We are born to make manifest the glory of God that is within us.
It is not in just some of us; it’s in everyone.
And as we let our own light shine,
we unconsciously give people permission to do the same.
As we are liberated from our own fear,
our presence automatically liberates others.

Rendons à César ce qui est à César. Cette citation est de Marianne Williamson. Nelson Mandela l’a citée lors de son discours d’inauguration, en 1994, mais il n’en est pas l’auteur.

 

Nelson Mandela 1918_2013

1918 Naissance dans le Cap-Oriental (Eastern Cape)

1943 S’inscrit au Congrès national africain (ANC)

Accusé de haute trahison en 1956, mais les accusations sont abandonnées après un procès de quatre ans

Arrêté en 1962, condamné pour avoir quitté le quitter le pays sans passeport, condamné à cinq ans de prison

1964 accusé de sabotage, condamné à vie

Libéré de prison en 1990

1993 remporte le prix Nobel de la paix

1994 Elu premier président noir

1999 Renonce à briguer un second mandat, il a 80 ans.

Atteinte d’un cancer de la prostate en 2001

2004 prend sa retraite de la vie publique

2005 annonce son fils est mort d’une maladie liée au VIH / SIDA

Laisser un commentaire (2 comments jusqu'ici)

CommentLuv badge


  1. Debo
    4 years ago

    RIP grand sage, tu vas nous manquer…
    Debo recently posted..Envie de sensations fortes ? Offrez un stage de pilotage sur circuit !My Profile