Est-ce la fin d’un cycle ?

Je lisais récemment un article sur l’achat appartement new york avec une certaine surprise. Car au moment où les plus grands économistes mondiaux s’alarment et nous alertent sur les sombres perspectives de l’économie mondiale, l’auteur invitait ces lecteurs à ne plus tarder à investir aux États-Unis.  Il indiquait que les premiers signes de la sortie étaient maintenant établis et que la seule tendance qui pouvait suivre était celle d’une reprise. Alors que croire ? À qui se fier dans ce brouhaha permanent qui nous dépeint des environnements néfastes pour ensuite les décrire comme idéals ? Est-il vraiment temps de penser à investir une partie de ses économies de l’autre côté de l’Atlantique ?

Tout bon investisseur sait qu’il faut acheter quand le marché est bas et vendre quand le marché est au plus haut. La difficulté principale réside dans une analyse correcte des tendances, mais aussi des perspectives sociales, économiques et politiques. En ce sens, le marché de l’immobilier américain est certainement une aubaine pour les investisseurs. Tout commence au cours de l’été 2008, lorsque l’explosion des fameuses subprimes engloutit sa première grande victime, la banque Lehmann Brother. N’oublions pas que cette banque créée en 1850 fut l’une des banques historiques et fondatrices du système capitaliste américain. Le 15 septembre 2008, lorsque sa faillite est prononcée, elle était encore l’un des acteurs majeurs du marché des emprunts d’État américains.

Sa disparition aussi soudaine que violente a eu des répercussions sur l’ensemble du système financier américain avant de se propager rapidement à toute l’économie mondiale. Il est sans doute excessif de penser que ce seul événement explique le tsunami qui a suivi. D’autres facteurs doivent évidemment être pris en considération. Mais à partir de cette date, les chutes s’enchainent. Et après trois ans de drames et de catastrophes, les valeurs de l’immobilier américain ont baissé de plus de 50 %. Ce taux moyen et approximatif s’applique aussi bien aux nombres de transactions enregistrées qu’à la valeur des biens vendus.

Or, en économie, rien n’est éternel. Ni la hausse ni la baisse. Et 2012 signale qu’un cycle baissier se termine.

Car l’année 2011 a surtout été marquée par une tendance stable et neutre qui peut se traduire par un atterrissage réel sur un palier solide en dessous duquel plus rien ne descend. Durant près de 12 mois, les prix n’ont donc plus bougé. Et logiquement, les investisseurs les plus fins ont commencé à réinvestir sur les biens d’habitations. Ils ont sûrement acquis quelques-unes des plus belles opportunités du moment. Mais pour les particuliers, c’est l’année 2012 qui doit être considérée comme la première année d’une sorte de renaissance. D’ailleurs, les bonnes affaires se raréfient déjà dans les quartiers chics de New York. Mais l’offre des agences immobilières est encore pléthorique et il suffit d’y jeter un coup d’œil pour s’apercevoir que les prix du m² sont bien en dessous de ceux de Paris. D’autant plus que ceux qui disposent d’économie en euros réalisent presque un double bénéfice. Pour ceux-là, il est conseillé de regarder les dernières bonnes affaires propres à un appartement de standing ou à une maison de luxe dans le quartier chic de Manhattan.

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